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Wii U

Cloudberry Kingdom

Développeur : Pwnee Studios | Éditeur : Pwnee Studios | Genre : Plateformes | Site web officiel
Sortie :🇪🇺 01/08/13🇺🇸 01/01/13🇯🇵 01/01/13
Par roms2332, le samedi 5 octobre 2013 à 00:14

Le 1er août 2013 débarquait un nouvel O.V.N.I de la plates-formes. Du même acabit qu'un certain Super Meat Boy, Cloudberry Kingdom sort sur l'eShop de la Wii U au prix de 10 euros en ce début de mois d'août, lorsque la console vient d'accueillir le tant convoité Pikmin 3. A ce moment là, les jeux de plates-formes sont pour la plupart indépendants et visent à renouveler le genre en s'essayant à la narration, à des nouveautés de gameplay ou de game-design. Qu'à cela ne tienne, Cloudberry Kingdom bouscule tout ce petit monde et rappelle que pour faire un jeu de plates-formes de qualité, il n'est pas nécessaire d'innover sur ces plans là.

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Ceux qui se sont intéressés au jeu savent bien ce qui démarque Cloudberry Kingdom de ses confrères : je parle en effet de la difficulté. Présente à un stade rarement égalé, elle fait passer Super Meat Boy pour une balade de santé en comparaison. Répartie de façon graduelle sur un ensemble de 320 niveaux pour le mode histoire (subdivisé en 7 chapitres), elle est plutôt bien dosée, de sorte à ce que le joueur s'adapte à la difficulté sans pour autant trouver le niveau impossible (hormis les tout derniers niveaux qui relèvent de l'exploit humain). Elle se détecte sur deux plans : d'une part, le décor change bien évidemment au fil du jeu, en introduisant de nouveaux ennemis, plateformes ou lasers. D'autre part, c'est votre propre personnage qui peut changer : roue, jet-pack, double saut, gravité inversée, modification pondérale... autant de modifications qui déstabilisent le joueur en jeu.

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A travers l'entièreté des niveaux, vous découvrirez énormément d'éléments de gameplay traditionnels qui s'alternent et qui diversifient le jeu, un véritable hommage au genre plates-formes. Au delà de ça, c'est bien d'exploit humain dont il est question lorsqu'il vous faudra traverser les derniers niveaux. Tout est une question de timing, chaque élément est calculé de façon à ce que le joueur ait au moins une frame (c'est à dire un instant T du jeu) pour passer. Voilà pourquoi il faudra parfois attendre quelques millisecondes avant de se lancer, afin de «synchroniser» les éléments du décor de façon à vous frayer un chemin. Il est possible de ramasser tout au long du jeu des gemmes, qui vous serviront ensuite de monnaie pour acheter des bonus. Ces derniers peuvent être d'une aide précieuse : vous pouvez regarder l'IA parcourir le niveau afin de s'inspirer de sa trajectoire, suivre le chemin tracé en jeu, ou même passer en ralenti pour mieux contrôler vos mouvements. Si ces bonus sont accessoires au début du jeu, ils vous seront presque indispensables à la fin, d'où l'intérêt de collecter les gemmes pendant que les niveaux sont relativement faciles.

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Autre point, une grande partie du jeu est entièrement customisable. Dans le mode jeu libre, il vous sera possible de générer un niveau aléatoirement en réglant la difficulté à votre souhait. Le personnage est lui aussi totalement modifiable, avec un choix de costumes plutôt varié. Un mode arcade est présent, avec plusieurs modes comme le contre-la-montre, ou bien un mode rush, où il faudra aller le plus vite possible sous tutelle d'un chrono. Le jeu présente donc une grande diversité d'activité, avec certes un gameplay sensiblement identique, mais quelques variantes qui permettent d'apprécier Cloudberry Kingdom sous un autre angle, et ce grâce au gros point fort du jeu : les musiques.

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Le jeu se démarque essentiellement sur ce point, qui peut paraître dérisoire mais qui en réalité fait tout l'intérêt de Cloudberry Kingdom. Les musiques ne constituent pas une OST, mais existaient avant la sortie du jeu. Elles n'offrent donc pas d'identité a priori, mais rendent le jeu rapide, dynamique et surtout, font disparaître la frustration. En traversant la totalité des niveaux (notamment ceux du mode histoire), il paraîtrait normal, en considérant la difficulté du jeu, de ressentir une certaine frustration après de nombreux essais et de nombreuses morts. C'est là où la musique intervient, car elle est non seulement rythmée : pour assurer une bonne vitesse d'action et de réactivité ; mais elle est surtout aérienne et légère, ce qui installe une espèce de routine (accentuée par le fait que la bande-son soit relativement limitée, elle tourne autour de moins de 10 musiques) et donc une sensation de bien-être chez le joueur. On peut voir le jeu dès lors comme une ascension sans fin : le mode histoire qui devient de plus en plus corsé, le tout en variant les décors à une fréquence suffisante pour ne pas créer de lassitude. Si l'on devait symboliser Cloudberry Kingdom, ça serait un escalier géant de plus de 20 000 marches, avec à la clé un but, sans réel intérêt à proprement parler, mais seulement la satisfaction d'y arriver et de parcourir ce chemin avec plaisir. Une time-line hommage au genre plates-formes, au cours de laquelle les mécaniques classiques servent de support solide à une ambiance atypique et induisant l'auto-congratulation. Le tout bercé par ces musiques qui, même si elles sont bourrées aux hormones et accélèrent le jeu pour servir le gameplay, ne trahissent pas l'ambiance de fond et le réel intérêt du jeu, à savoir l'installation d'une routine agréable sans frustration.

Vous l'aurez compris, les musiques, une fois de plus, contribuent à l'ambiance de Cloudberry Kingdom, et font de lui un jeu laissant place à la fois au rêve, mais aussi au divertissement. L'alliance de bases de gameplay connues (pimentées par une difficulté graduelle) avec ce sentiment d'inaccessibilité, qui nous rappelle que la fin du jeu est loin, et que vous n'êtes pas près de l'apercevoir.

Les Plus

+ Une bande-son géniale
+ Grosse durée de vie pour petit prix
+ Un hommage au genre plates-formes
+ Divertissant au possible
+ Agréablement inaccessible

Les Moins

… mais un peu limitée
Manque d'identité
Malgré tout très linéaire

Graphismes 14/20

Pas d'identité visuelle marquée, seulement des réalisations graphiques très simplistes, mais assez bien dessinées et réalisées.

Jouabilité 17/20

Progressive, jouissive quand on y arrive, et proposant un éventail de mouvements. L'alliance de beaucoup de mécanismes qui fonctionnent depuis des années.

Durée de vie 17/20

Très linéaire mais pour peu qu'on adhère au genre, le challenge est long. Très long.

Bande son 19/20

Une bande-son réellement géniale. Preuve que pour faire un grand jeu, il n'est pas nécessaire de réaliser une OST, mais seulement de faire entrer en cohérence plusieurs pistes audio, pourquoi pas déjà existantes. C'est ce que Cloudberry Kingdom nous montre, d'autant plus qu'elles contribuent grandement à l'ambiance.

Scénario -/20

Dérisoire, donc non noté.

Verdict

Cloudberry Kingdom est la quintessence du genre plates-formes 2D. Il n'innove peut-être pas, mais est le siège d'un melting-pot de mécanismes devenus classiques, le tout entraîné par une bande-son de génie, qui permet de faire ressortir les vraies valeurs de la plates-formes, de ne pas oublier que l'absence de scénario permet parfois une meilleure immersion, et que le jeu se suffit à lui même. L'essence du genre plates-formes, mis en musique de façon remarquable.

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 Poster un commentaire (3)
#1 Samedi 5 Octobre 2013 à 00:16:10

roms <3

#2 Samedi 5 Octobre 2013 à 12:22:20

Je suis déçu du jeu qui par moment est d'une difficulté extrême et même très frustrante... À deux ça a l'air marrant mais si j'avais joué à la démo (non disponible) je ne l'aurais pas acheté 😕

#3 Samedi 5 Octobre 2013 à 16:36:19

Effectivement ça a l'air monstrueusement difficile. J'attends la promotion qui me convaincra de l'acheter.

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