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Switch

The Legend of Zelda : Link's Awakening

Développeur : Nintendo | Éditeur : Nintendo | Genre : Action/Aventure | Physique et numérique
Sortie :🇪🇺 20/09/19🇺🇸 20/09/19🇯🇵 20/09/19
Par Slippy, le mardi 19 novembre 2019 à 03:40

Vingt-six ans après sa sortie sur Game Boy, Link's Awakening revient sur Switch dans un tout nouvel habillage. Au delà de la nostalgie que cela va procurer aux fans les plus anciens, que va apporter ce remake ?

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Quatrième jeu de la série à sortir, The Legend of Zelda : Link's Awakening sur Game Boy va devenir en 1993 l'un des meilleurs jeux sortis sur la console portable. Malgré les modestes capacités du hardware, Link's Awakening avait atteint une profondeur de jeu jamais vue sur ce support. Les graphismes, le gameplay et les musiques sont tout autant mis en avant et salués par la presse spécialisée.

La narration de cet opus est très différente de ceux sortis sur Nes et Super Nintendo, puisqu’ici il ne s'agit plus d'Hyrule, de Ganon, de princesse Zelda, ou encore de Triforce, mais de l'île Cocolint et du Poisson-Rêve. Néanmoins dans ses mécanismes de jeu, Link's Awakening reprend bien l'ADN de la série: de l'exploration, des donjons, des énigmes et des boss. Avec des personnages et une ambiance devenus cultes, cet épisode de the Legend of Zelda sur Game Boy, est souvent cité comme l'un des préférés des aficionados de la première heure. En 1998, la version DX du jeu sort sur Game Boy Color. Cette version permet de coloriser le titre, ce qui fait ressortir encore plus le charme des graphismes, et apporte également deux donjons supplémentaires.

C'est la première fois que Nintendo s'attaque à un remake d'un de ses jeux les plus âgés. Effectivement, plus d'un quart de siècle sépare la version originale et celle de la Switch. Autant dire qu'un fossé technologique sépare les consoles qui ont supporté ces deux versions. La crainte que beaucoup de joueurs pourraient avoir, c'est que la nouvelle identité visuelle du jeu nuise au charme originel de la version Game Boy. Que ces joueurs se rassurent, l'enchantement est toujours de mise. Nintendo a su transcender l'opus initial pour produire un titre de qualité avec une distinction graphique singulière sans dénaturer l'oeuvre originale.

C'est bien là, la force de Zelda Link's Awakening sur Switch, il va plaire aussi bien aux nostalgiques du Game Boy qu'aux nouveaux venus qui vont découvrir un monde enchanteur.

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Le jeu est en 3D, vu de dessus. Difficile de ne pas tomber en adoration devant ces graphismes, enfantins certes, mais tellement beaux. Les trentenaires (ou plus) vont retrouver avec plaisir les décors qu'ils ont arpentés jadis. Tout a été conservé et retranscris jusqu'au moindre détail. Cependant, on peut comprendre que le choix en termes de réalisation technique ne puisse pas plaire à tous le monde. Le style "maquette" avec des personnages qui semblent être en plastique peuvent faire débat entre les joueurs.

Digital Foundry a fourni des données techniques. La résolution, dynamique, est a 720p en décor extérieur avec la console sur le dock et en décor intérieur en mode portable. Elle varie entre 972p et 1080p en décor intérieur avec la console du dock et peut descendre à 576p en décor extérieur en mode portable. Pour ce qui est du framerate, le jeu oscille entre 30 fps en décor extérieur et 60 fps en décor intérieur. Le jeu perd donc de la fluidité à certains moments et cela se voit relativement souvent. C'est un peu l'incompréhension qui prédomine devant ces manquements, surtout que Nintendo a toujours pour habitude de peaufiner ses jeux. L'avenir nous dira si un patch correctif sera déployé pour minimiser ces variations de framerate qui sont un peu désagréables mais ne gâchent l'expérience générale de jeu.

Si le jeu est très agréable à voir, l'ambiance sonore est tout aussi exquise avec des thèmes recomposés et remis aux goûts du jour. Un véritable plaisir auditif. Le scénario n'a pas bougé d'un iota et c'est tant mieux, l'histoire de Link's Awakening est singulière, bien construite. Elle se démarque surtout par le fait qu'elle ne suit pas la trame habituele de la saga (Zelda & Link contre Ganon).
On envie presque les jeunes joueurs qui vont arpenter pour la première fois l’île Cocolint et découvrir son ambiance pittoresque, ses habitants charmants ainsi que de nombreux clins d’œil aux autres licences Nintendo.

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Au chapitre gameplay, là encore, Link's Awakening "nouvelle génération" bénéficie des avancées technologiques qu'offrent les manettes actuelles. Le Game Boy ne possédait que deux boutons. Il fallait à l'époque, jongler avec son inventaire pour changer d'arme. Les choses sont différentes maintenant. Les gâchettes permettent de courir ou de se protéger par exemple et vous n’avez plus à retirer votre bouclier pour utiliser un autre item. Les raccourcis via les boutons X ou Y sont très pratiques, même s'il faudra quand même passer par le menu relativement souvent pour changer d'arme ou d'objet. Un menu défilant avec le second stick aurait été, peut être, une idée plus efficace. Cela fera sourire certains mais comparé à la version de 1993, Link peut se mouvoir dans toutes les directions et n'est plus limité au quatre points cardinaux. Finalement la jouabilité se rapproche plus de The Legend of Zelda : Twilight Princess ou de Wind Waker en termes d'ergonomie. Les Joy-Cons tout comme la manette pro offre un confort de jeu bien appréciable.

Le gameplay réserve également pas mal de surprises (les mêmes que sur GameBoy) comme les passages en 2D ou autres qu'on ne dévoilera pas pour ne pas divulgâcher auprès des néophytes. Ces petites variantes enrichissent la jouabilité, et même si on les connaît depuis des lustres, cela fait toujours son petit effet !

Malheureusement, il y a bien quelque chose qui aurait dû être "reformé". c'est bien la durée de vie. Sur Game Boy, l'aventure se terminait en 8 heures environ, voir plus si on se mettait en quête de tous les collectibles (quarts de cœurs entre autres). Cette durée de vie était bien évidemment exceptionnelle étant donné le support. Mais en 2019, se retrouver avec la même durée de vie va forcément frustrer un très grand nombre de joueur.
Malgré la présence du temple des couleurs (de la version DX), le manque de nouveaux donjons se fait vraiment ressentir. On pourra se consoler en se disant qu'il y a deux fins différentes (en effet, si vous faites un gameover pendant votre périple nous ne verrez pas la même fin que si vous terminez sans mourir), ce qui va inciter sans doute à refaire la courte aventure.

Autre paramètre qui fait que le jeu se termine rapidement, l'absence de difficulté. Le jeu est vraiment à destination des plus jeunes, ne serait-ce qu'en voyant la charte visuelle ainsi que l'intronisation des flacons pour stocker potions et fée réparatrice, ce qui accentue ce ressenti. Le mode héroïque semble être une bonne initiative pour gagner en challenge, mais la encore, pour les hardcores gamers et ceux qui ont déjà eu la version Game Boy, même ce mode de difficulté est relativement abordable. Nintendo a ajouté la possibilité de créer ses propres donjons via un personnage, Igor. L'idée est bonne, mais pas assez approfondie. Bien sûr, le but n'est pas de ressembler à Super Mario Maker 2 sorti quelque temps avant, mais il manque de variété de salles pour créer sa forteresse. De plus, pour avoir accès à l'ensemble des items, il faut posséder les fameux amiibos, ce qui pénalise ceux qui n'ont pas acquis ces derniers.

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Les Plus

+ Le choix artistique irrésistible
+ Les musiques savoureuses
+ 100% fidèle à l'orginal
+ Le gameplay en général

Les Moins

Trop court !
Trop facile !
Pas de nouveaux donjons

Graphismes 16/20

Une nouvelle fois, Nintendo étonne et enchante avec une ambiance artistique originale qui va sans doute faire l'unanimité. Dommage que la réalisation, par moment, gâchée par des chutes de framerate.

Jouabilité 18/20

Aucun problème à ce niveau-là, diriger Link est simple, accessible et plaisant.

Durée de vie 13/20

La durée de vie pose évidemment problème pour un jeu de cette licence. Même s'il s'agit du remake d'un jeu Game Boy, on aurait vraiment aimé avoir plus de surprises de nouvelles choses à faire (quêtes secondaire, donjon, objet à collectionner). La création de donjon est une bonne trouvaille mais peu exploitée.

Bande son 18/20

C'est un véritable bonheur de retrouver les thèmes de l'époque, ré-orchestrés pour l'occasion.

Scénario 16/20

Toujours aussi passionnante, l'histoire de Link's Awakening est particulière à bien des égards puisqu'elle ne reprend pas les éléments qu'on trouve habituellement dans la série, elle est riche de ses personnages et de l'ambiance générale.

Verdict

Plus qu'un jeu "fan service", Link's Awakening sur Switch dépoussière et sublime la version Game Boy avec un tout nouvel habillage graphique séduisant et attachant. Entièrement reproduit a l'identique de la version de 1993, le titre va plaire à toutes les générations. Dommage que le plaisir de retrouver Link sur l’île Cocolint soit si court.

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