3DS

Inazuma Eleven Go: Lumière

Développeur : Level-5 | Éditeur : Level-5 | Genre : Sport/Jeu de Rôle
Sortie :🇪🇺 13/06/14🇯🇵 15/11/11
Par milesedgeworth51, le dimanche 24 août 2014 à 15:57

Après deux épisodes très réussis, la série Inazuma Eleven a commencé à s’essouffler, comme en témoigne le très décevant Inazuma Eleven 3. C’est donc avec beaucoup d’espoir et d’impatience que les aficionados ont attendu la sortie d’Inazuma Eleven GO et ce, sur Nintendo 3DS (les trois opus précédents étaient sortis sur DS). Ainsi, est-ce que cet épisode porte toutes les espérances voulues par les joueurs ? La série repart-elle sur de nouvelles bases et s’offre-t-elle un vent d’innovations ?

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Lifting assuré

C’est la chose qui marque immédiatement lorsque le joueur commence son aventure : un véritable bond graphique a été opéré grâce à la transition de la série sur la dernière console portable de Big N. En effet, si aucun changement esthétique n’avait été apporté concernant Inazuma Eleven 2 et 3 par rapport au premier opus, c’est tout le contraire avec cet épisode : oubliez la vieille 2D, place à de la 3D vraiment très bonne sur tous les plans. Mais ce n’est pas que par rapport à la beauté graphique que le jeu a fait un bon en avant : désormais, les joueurs sur le terrain se déplacent de façon plus réaliste.
En effet, (sans doute grâce à la nouvelle patte graphique) les statistiques des personnages sont bien mieux mises en avant : la statistique de vitesse en est un très bon exemple ; auparavant, un joueur bien plus rapide qu’un autre n’arrivait pas à « le mettre dans le vent ». Inazuma Eleven GO règle cet aspect puisqu’il est très facile dans le jeu d’avoir une bonne longueur d’avance sur un adversaire plus lent que notre personnage. Mine de rien, cela change radicalement le gameplay puisqu’on peut maintenant accélérer et passer plus facilement sur les ailes (les côtés du terrain) et ainsi marquer avec nos ailiers.

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Gameplay modifié, fun assuré !

Cette modification dans la jouabilité est, comme vous l’aurez compris, non négligeable. Cela dit, si l’effectivité de la vitesse était le seul agrément de cet épisode, il n’y aurait aucun intérêt à parler du gameplay. Parce qu’en effet, de nombreux ajouts ont été implémentés pour permettre aux fans de la série de ne pas se sentir floués. C’est alors qu’a germé dans le cerveau des développeurs l’idée de créer les Esprits Guerriers. « Quoi, qu’est ce ? » direz-vous, et vous aurez bien raison ; ceci dit, le concept d’Esprit Guerrier est en fait très simple. Certains joueurs sont en effet si doués, qu’ils vont pouvoir activer de nouveaux pouvoirs. Ceux-ci sont matérialisés par ces fameux Esprits Guerriers. Concrètement il s’agit pour un joueur, d’invoquer un esprit qui va « prendre sa place » et qui va être bien plus puissant qu’un joueur de base (les duels seront souvent remportés par l’Esprit). En fait, lorsque l’invocation sera effectuée, ça sera l’Esprit Guerrier qui va jouer et non plus le personnage de base. Ainsi, les techniques et l’énergie du personnage sont remplacées par celles de l’Esprit Guerrier. S’il est possible de ne posséder que jusqu’à trois Esprits Guerriers simultanément sur le terrain vous pouvez cependant invoquer autant d’Esprits que vous le souhaitez durant la partie (du moment que vous n’en avez pas plus de trois en même temps). Mais attention : les Points Guerriers (qui sont à la fois les Points Energie et les Points Techniques de l’Esprit) sont dépensés à la vitesse grand V. Il faudra donc utiliser votre Esprit avec parcimonie même s’il sera possible au cours de l’aventure d’invoquer plusieurs fois le même Esprit et ce, à l’aide des Points Techniques : c’est la Confluence. Certains Esprits Guerriers peuvent même fusionner, ce qui laisse au joueur un large panel de possibilités tactiques.
L’apport de ces Esprits Guerriers est primordial, car plus vous avancerez dans l’aventure, plus les équipes adverses invoqueront des Esprits Guerriers et plus vous devrez faire de même.

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L’Histoire du dieu Football

Bien qu’il s’agisse de la vraie innovation du jeu, l’apparition des Esprits Guerriers va jouer un rôle très important dans la trame de l’histoire. Ils vont même prendre une grosse part du scénario : ce dernier narre les débuts d’Arion Sherwind dans le club de foot de Raimon. Cependant, le football vit une période sombre puisque celui-ci est contrôlé par le Cinquième Secteur (une bande mafieuse menée par le maléfique Alex Zabel) qui a décidé de réguler ce sport, en demandant aux équipes de suivre les instructions qu’il donne. Ainsi, lorsqu’une équipe aura pour ordre de perdre, elle devra se plier aux exigences du Cinquième Secteur. Cela ne va bien évidemment pas plaire à Arion qui va tout doucement faire bouger les choses, en commençant par faire renaître l’envie de rejouer « au vrai football » à ses coéquipiers. S’en suivra une rébellion vraiment très bien mise en scène grâce à un scénario qui dépasse enfin les enfantillages de la première trilogie.
Cela dit, Arion, nouveau héros de cette trilogie, ressemble très fortement à Mark Evans, le héros de la première trilogie. Ainsi, il voue un amour du football proche du culte ; pire même, il considère son sport favori comme une personne : il parle du football comme d’un ami, en lui conférant même des sentiments (« le football est triste » etc.) ; par ailleurs, il faut noter que même ses coéquipiers lui font régulièrement remarquer qu’il en fait trop en parlant de cette manière. Bien qu’Arion fasse donc penser à Mark, son discours est tout de même moins naïf que ce dernier. Par ailleurs, Mark, qui deviendra l’entraîneur de Raimon durant le jeu, a tellement muri (tant dans son discours que dans ses actes) qu’il en devient un personnage très attachant et très important. On a même plaisir à l’entendre parler (ce qui était avant une purge est devenu un plaisir… Un miracle s’est opéré !). Dans un monde où le football est corrompu, seule la vaillance pourra faire changer les choses !

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Une fresque musicale parfaite

Pour couronner le tout, entre un gameplay bien maîtrisé et un scénario haletant (grâce, il faut le dire, aux nombreux « guests » des autres jeux qui font plaisir à revoir) il fallait réussir la touche finale afin que le jeu soit complet. Et ce dernier critère est la bande-son. Formidable Shiho Terada, compositeur du jeu (alors que Yasunori Mitsuda était celui de la première trilogie) qui a su donner un souffle de renouveau aux musiques de la série (celles d’Inazuma Eleven 3 avaient été très décevantes). La musique devient désormais plus orchestrale, avec toute une gamme de morceaux venant d’origines différentes : de la vraie musique « classique », du rock, de la samba etc. Mais ce n’est pas tout : ces musiques sont non seulement très bien écrites, mais surtout très bien incorporées au jeu, donnant à certains passages de cet opus un fond sonore adéquat.

Maestro Virtuoso, l’Esprit Guerrier de Riccardo di Rigo doit apprécier !

Néanmoins, la musique ne serait qu’une coquille vide si le reste de la bande-son était de piètre qualité. Mais ce n’est pas le cas : les doublages sont d’excellente qualité et les bruitages sont très bien trouvés, et ne prennent pas le dessus sur le reste des musiques/doublages. La bande- son prend toute son importance durant les cinématiques qui sont quant à elles toujours plus nombreuses, toujours plus intéressantes, toujours plus belles, toujours plus épiques ! En effet, avec l’apport de la bande-son, on aurait presque l’impression de se retrouver devant l’animé. Bref, tout ce qu’on aime est dans la musique, les doublages et les bruitages.

Les Plus

+ Scénario haletant
+ Cinématiques magnifiques
+ Une bande-son au poil
+ Les Esprits Guerriers, super classes
+ Revoir d’anciens personnages qui ont grandi, c’est génial !

Les Moins

Dernières minutes décevantes
Pas de mode Wi-Fi
Encore trop simple malgré les envies de compliquer le jeu

Graphismes 16/20

enfin du changement et cela fait du bien. Il faut dire que le passage de la DS à la 3DS ne pouvait faire que du bien à la série, et c’est réussi.

Jouabilité 15/20

L’ajout des Esprits Guerriers est très intéressant et offre désormais de nombreuses tactiques. Cependant c’est le seul ajout notable du jeu.

Durée de vie 18/20

Le scénario est assez long (une quinzaine d’heures en ligne droite). Combinez cela à de nombreux matchs amicaux après le jeu ainsi qu’un multijoueur exaltant (bien qu’il n’y ait toujours pas de mode Wi-Fi…) grâce au point de vue tactique amélioré et vous serez scotché à votre console pendant plusieurs dizaines d’heures !

Bande son 19/20

Excellent du début à la fin. Que ce soit les musiques ou le reste, tout est beau. Beau comme le soleil couchant, frais comme la brise du matin… Un régal !

Scénario 17/20

La vraie surprise du jeu. Les autres jeux nous avaient habitués à des histoires très enfantines et pas vraiment adaptées à des personnes plus adultes. Cet aspect est rectifié pour notre plus grand plaisir : histoire dure, émouvante, drôle et captivante, on peut cependant regretter que les dernières minutes soient incohérentes et gâchent un peu tout ce qui a été mis en œuvre jusque là…

Verdict

Inazuma Eleven GO : Lumière/Ombre est vraiment un jeu très complet, combinant scénario réfléchi, gameplay modifié et musiques fantastiques. Ce début de deuxième trilogie démarre sur de très bonnes bases et augure une suite passionnante.

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 Poster un commentaire (1)
#1 Lundi 1 Septembre 2014 à 10:47:58

Je ne suis pas surpris que le jeu soit bon mais c'est agréable qu'il le soit autant. Merci Milesedgeworth51. Merci pour tout. 😉

Édité par Joy Kreg le Lundi 1 Septembre 2014 à 10:48:25

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