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Switch

Doom

Développeur : Panic Button | Éditeur : Bethesda Softworks | Genre : FPS | Site web officiel
Sortie :🇪🇺 10/11/17🇺🇸 10/11/17 | Multijoueur : 1 joueurs en local, 12 joueurs en ligne
Par Slippy, le vendredi 16 mars 2018 à 04:18

Un an et demi après une sortie remarquée sur PS4, Xbox One et PC, c'est sur la Switch que le quatrième épisode de Doom voit le jour. Ce portage sur la dernière console de Nintendo s'inscrit dans le partenariat entre le constructeur nippon et Bethesda et la volonté du Japonais à proposer des jeux d'éditeur tiers qui lui faisait faute dans le passé.
Mais aux vues des caractéristiques de la Switch, on pouvait légitimement se demander quelle serait la qualité d'adaptation. Pour le bonheur des joueurs Nintendo, le portage, comme pour Skyrim s'est bien passé.

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A moins de n'avoir pas l'âge requis pour jouer à Doom, tous les joueurs (surtout ceux qui jouaient dans les années 90) connaissent de près ou de loin la franchise d'Id Software. Très rare sont les softs à avoir donné leur nom à un style de jeu, si bien qu'on parle encore aujourd'hui de « Doom like », genre très rependu dans la production vidéo ludique et qui a inspiré bon nombre de développeurs.
Après deux premiers épisodes de référence, et de très nombreuses années plus tard, Doom 3 avait pris une autre direction, plus vers le style Survival Horror. Le studio texan a pour le quatrième opus, opéré un retour aux sources en développant un reboot allant piocher dans les origines de la série.

Ce reboot était d'une grande qualité graphique avec des effets de lumières très réaliste. La programmation sur Switch a été confié au studio Panic Button qui ont travaillé en collaboration avec Id Software. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que Panic Button ont un CV atypique, ces derniers ont développé Kinect Star Wars sur Xbox 360, mais aussi Disney Infinity et les versions Xbox One et PS4 de Rocket League. Doom sur Switch est donc leur projet le plus périlleux aux vues des limitations techniques de la console.

D'ailleurs, puisque la comparaison est inévitable, la version Switch est sans surprise moins belle que ses concurrentes. Bien que le jeu tourne en 720p ce qui saute aux yeux c'est le flou global qui enrobe tout l'aspect visuel. Il y a l'aliasing, des textures de moins bonnes qualités. Si en mode portable ces défauts peuvent passer, c'est surtout quand la console sera sur son dock et donc sur un grand écran qu'on verra mieux ces imperfections. Pour vous donner une idée, c'est comme si on jouerait sur pc avec des réglages vidéo au minimum.

Mais n'en doutez pas, la réalisation n'est pas autant repoussante qu'on voudrait vous faire croire. Bien au contraire, le titre a gardé sa fluidité et sa nervosité d'origine, ainsi que les effets de lumières réaliste. Sur la nomade, on culmine à 30 fps. Et parfois, lorsque l'action devient frénétique, on est témoin des petites chutes. Mais rassurez-vous : rien qui empêche le plaisir de jeu. Panic Button a réalisé une petite prouesse, il faut bien se mettre en tête que la Switch est une console portable et réaliser un portage de cette envergure était impossible même quelques années avant, la PS Vita par exemple n'a eu aucun FPS digne de ce nom.

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Le deuxième point important à soulever est évidement le gameplay. Avec Doom, Bethesda offre à la Switch son baptême du feu. En effet, il s'agit du premier gros shooter à la première personne de la console, ce qui nous offre un verdict sur la compatibilité des Joy-Con.
Il est inutile de refaire le procès des Wiimotes et des premiers FPS, mais lorsque l'on voit les manettes spécialement adaptées aux FPS proposées par certaines marques, il est clair que les tous petits joysticks de Nintendo ont de quoi inquiéter. Surtout pour un titre rapide comme Doom.
Une fois encore, rassurez-vous, c'est bien moins injouable que ça en a l'air ! L'ensemble répond bien et rapidement mais avec quelques réserves tout de même. Le contrôle de la visée n'offre pas toujours les nuances exigées par un rythme de jeu rapide, et ce malgré la sensibilité réglable dans les options. Le manque d'écart entre gâchettes et touches de tranche peut causer des soucis, avec des petites grenades accidentelles qui peuvent sortir de façon inopportune.
On ne peut que vous conseiller d'attacher les Joy-Con ensemble (avec le Joy-Con confort grip) ou sur la console pour plus de confort, ou mieux encore, d'investir si ce n'est pas encore fait, dans un pad Pro parfait pour ce Doom.
Ces différences de gameplay feront naître l'apparition de déséquilibres en multijoueurs.

Au niveau du contenu, le jeu d'origine et son Season Pass contenant quatre extensions, le multijoueur (6 modes de jeux) et un mode arcade pour la campagne sont présents, mais le mode Snapmap, qui permettait de créer ses niveaux et de les partager avec la communauté, à quant à lui disparu. En revanche, rien du côté multijoueur local, pas même le premier Doom jouable à deux en splitté aux Joy-Con.
Il est important de préciser que la version de Doom sur carte de jeu Nintendo Switch contient la campagne solo, mais qu'il sera nécessaire de télécharger des données supplémentaires pour obtenir les fonctionnalités multijoueur et l'audio des langues proposées autres que l'anglais (9 Go) la version dématérialisée pèse 22 Go !

Un mot sur le scénario, certes il y en a un, mais celui-ci est très peu développé et semble servir uniquement de prétexte. Quant à la bande son mieux vaut ne pas être allergiques au métal et autres musiques déstructurés ! En revanche les bruitages (armes, monstres) dynamisent nettement l'action.

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La mise à jour qui change tout !

Conscients de quelques problèmes sur son jeu (problème de son et de gameplay notamment), les développeurs ont réagi et ont mis leur produit à jour.
Cette mise à jour est une véritable valeur ajoutée, tant qu'elle apporte des bénéfices sur de nombreux points.

Tout d'abord, et on ne s'y attendait pas, la mise à jour améliore la réalisation générale du soft. Même si cela reste peu perceptible mais la résolution des zones basses résolution a été augmenté. Le jeu est encore plus fluide (on ne tombe jamais en dessus de 30 images par secondes).

L'autre grande nouveauté de cette mise à jour réside dans la jouabilité proprement dite. Les développeurs ont décidé de tirer profit du gyroscope et de l'accéléromètre de la Switch. En mode tablette ou avec le pad pro, il est désormais possible de viser en inclinant ou en bougeant le contrôleur (comme sur Splatoon). L'option est extrêmement précise, donc assez pratique pour les tirs éloignés, mais elle peut déranger lorsqu'on se déplace dans les niveaux, le moindre mouvement étant perçu par la machine. Quoi qu'il en soit, l'expérience reste convaincante et ouvre tout un tas de possibilités au monde du First Person Shooter.

Enfin des correctifs ont été apportés pour supprimer le bug du son qui se coupait tout seul ! Le menu de son côté a reçu une meilleure interface, avec plus de fluidité, pour faciliter la navigation.

On pourrait presque dire que le patch transforme littéralement la version Switch de Doom, il apporte les modifications que le jeu avait besoin.


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Les Plus

+ Fluide et nerveux
+ Doom en mode Nomade
+ Le Season Pass inclus

Les Moins

Compromis graphiques important
Le gameplay aux Joy-Con
Pas de mode Snapmap

Graphismes 14/20

Si la version Switch souffre de la comparaison avec les versions concurrentes déjà sorties, le titre n'est pas rebutant pour autant. Doom est toujours aussi fluide et nerveux.

Jouabilité 14/20

Les Joy-Con détachées ne sont pas forcément à l'avantage du joueur qui préféreront les attacher à la console pour plus de confort. Le top reste la manette Pro. L'ajout du gyroscope est une bonne pioche !

Durée de vie 15/20

Relativement honorable pour un FPS, la version Switch est gonflée du saison pass et du mode arcade pour sa campagne. Le multi assez classique prendra le relais. Le mode snapmap disparaît.

Bande son 14/20

Elle est dans la pure tradition des jeux Doom, musique métal, et cris de monstres.

Scénario 10/20

Impossible d'imaginer un FPS sans scénario de nos jours, mais celui de Doom se contente du stricte minimum.

Verdict

Si vous avez déjà une autre version de Doom, celle de la Switch est assez dispensable car c'est la moins perfectionnée au niveau graphismes notamment. Toutefois, les développeurs ont su tiré le meilleur de la console pour adapter relativement bien un jeu destiné à des consoles plus puissantes que la dernière née de Nintendo quitte à faire quelques concessions. Le soft a gardé son énergie tout en maintenant un amusement certain. Doom sur Switch est à conseiller pour tous les amateurs de FPS.

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